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Quand l’énergie s’emballe au printemps : retrouver un équilibre nerveux et intérieur

Avec le retour des beaux jours, quelque chose change souvent dans notre rythme intérieur.

La lumière augmente, les journées s’allongent, les activités reprennent. Beaucoup ressentent alors davantage d’élan… mais aussi une forme d’agitation ou d’instabilité. Certaines personnes décrivent un sommeil plus léger, une difficulté à ralentir mentalement, des tensions nerveuses ou des épisodes de fatigue qui apparaissent malgré une impression générale de “reprise d’énergie”.

Ces phénomènes ne relèvent pas uniquement d’un ressenti subjectif. La lumière influence directement plusieurs mécanismes biologiques impliqués dans les rythmes veille-sommeil, la vigilance et la réponse au stress1.

Une saison qui sollicite davantage l’organisme

L’exposition à la lumière agit notamment sur la sécrétion de mélatonine, hormone impliquée dans la régulation des rythmes circadiens1. Elle influence également l’activité de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), l’un des principaux systèmes de réponse physiologique au stress2.

En parallèle, le rythme quotidien tend souvent à s’intensifier au printemps : davantage de déplacements, de sollicitations sociales, d’activités physiques ou professionnelles. Cette augmentation des stimulations demande un travail d’adaptation au système nerveux.

Les recherches en physiologie montrent que l’équilibre entre activation et récupération joue un rôle central dans la stabilité énergétique et psychologique3.

Cette question de la récupération est aujourd’hui largement étudiée. Plusieurs travaux soulignent qu’un état de sollicitation prolongée peut modifier la qualité du sommeil, augmenter la fatigue perçue et influencer certaines fonctions cognitives comme l’attention ou la concentration2,3.

Le printemps peut ainsi agir comme une période de transition où certaines fragilités physiologiques deviennent plus visibles.

Une énergie qui dépend aussi de la régulation nerveuse

L’énergie ne dépend pas uniquement de l’apport calorique ou du sommeil. Plusieurs mécanismes neurobiologiques participent à sa stabilité.

Le système nerveux autonome intervient notamment dans l’alternance entre mobilisation et récupération. Une activation prolongée peut s’accompagner d’une augmentation des hormones du stress et d’une consommation accrue de certaines ressources physiologiques2.

Dans ce contexte, plusieurs nutriments et composés végétaux ont été étudiés pour leur rôle dans le fonctionnement nerveux, la gestion du stress ou le métabolisme énergétique.

Les recherches montrent également que le stress chronique peut influencer certains neurotransmetteurs impliqués dans l’équilibre émotionnel, la motivation et la qualité du sommeil2.

Le magnésium : un rôle central dans le système nerveux

Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques au sein de l’organisme4. Il participe notamment au fonctionnement neuromusculaire, au métabolisme énergétique et à la régulation de l’activité neuronale.

Des études ont montré qu’un faible statut en magnésium est fréquemment associé à une sensibilité accrue au stress5.

Le magnésium intervient également dans l’activité du GABA (acide gamma-aminobutyrique), principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central6. Le GABA participe aux mécanismes de relaxation et de régulation de l’excitabilité neuronale.

Le magnésium contribue par ailleurs au fonctionnement normal du métabolisme énergétique et à la réduction de la fatigue, conformément aux allégations reconnues par les autorités européennes de santé.

Plusieurs chercheurs soulignent également que les besoins en magnésium peuvent être augmentés lors de périodes de stress physique ou psychologique5.

Les vitamines B et la production d’énergie cellulaire

Les vitamines du groupe B jouent un rôle essentiel dans le métabolisme énergétique. Elles interviennent comme cofacteurs dans les réactions permettant de transformer glucides, lipides et protéines en énergie utilisable par les cellules7.

Plusieurs vitamines B participent également au fonctionnement normal du système nerveux et aux fonctions psychologiques normales, notamment les vitamines B1, B3, B6, B9 et B12.

Les recherches montrent aussi leur implication dans la synthèse de neurotransmetteurs comme la sérotonine, la dopamine ou le GABA7.

Le stress physique ou psychologique peut augmenter les besoins de l’organisme en certaines vitamines B. Une revue publiée dans Nutrients souligne notamment leur intérêt dans le soutien des fonctions cognitives, de l’attention et de la résistance psychologique au stress7.

Ashwagandha : une plante étudiée pour l’adaptation au stress

L’ashwagandha (Withania somnifera) est une plante traditionnellement utilisée dans la médecine ayurvédique. Plusieurs essais cliniques contrôlés ont étudié ses effets sur le stress et le cortisol.

Une étude randomisée publiée dans Medicine a observé une réduction significative du stress perçu ainsi qu’une diminution du cortisol chez des adultes soumis à un stress chronique8.

D’autres travaux ont également étudié son impact sur la qualité du sommeil et certains paramètres liés à la fatigue ou à la concentration9.

Le stress oxydatif et les mécanismes de protection cellulaire

Le stress physiologique s’accompagne souvent d’une augmentation de la production de radicaux libres. Lorsqu’ils sont produits en excès, ces composés peuvent contribuer au stress oxydatif.

L’organisme possède plusieurs systèmes de défense antioxydants, dont la superoxyde dismutase (SOD), une enzyme impliquée dans la neutralisation de certains radicaux libres10.

Des extraits végétaux riches en SOD, notamment issus du melon, ont été étudiés pour leur rôle dans les mécanismes de protection cellulaire liés au stress oxydatif10.

Retrouver un équilibre plus stable

Le sommeil, l’exposition à la lumière naturelle, l’activité physique régulière, l’alimentation et la gestion du stress restent les principaux piliers de l’équilibre physiologique.

Certaines approches nutritionnelles peuvent également contribuer au fonctionnement normal du système nerveux, au métabolisme énergétique ou à la résistance au stress. Au printemps, l’enjeu n’est pas forcément de stimuler davantage l’organisme, mais parfois de mieux soutenir ses capacités naturelles d’adaptation et de régulation.

La prise de complément alimentaire n’est pas anodine, il est donc essentiel de consulter votre médecin traitant.

 

 

Références :

  1. Cajochen C. Alerting effects of light. Sleep Med Rev. 2007.
  2. McEwen BS, Akil H. Revisiting the stress concept. J Neurosci. 2020.
  3. Thayer JF et al. Autonomic imbalance and stress. Int J Psychophysiol. 2012.
  4. Gröber U et al. Magnesium in prevention and therapy. Nutrients. 2015.
  5. Pickering G et al. Magnesium status and stress: the vicious circle concept revisited. Nutrients. 2020.
  6. Boyle NB et al. The effects of magnesium supplementation on subjective anxiety and stress. Nutrients. 2017.
  7. Kennedy DO. B vitamins and the brain: mechanisms, dose and efficacy. Nutrients. 2016.
  8. Lopresti AL et al. A standardized ashwagandha extract significantly reduces stress-related parameters. Medicine. 2019.
  9. Langade D et al. Efficacy and safety of ashwagandha in insomnia and anxiety. Cureus. 2019.
  10. Miles EA et al. Dietary antioxidant supplementation
Tags: fatigue, magnesium, santé, stress

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