Le samedi 14 novembre, le Colloque Être Plus réunira huit intervenants au W:halll, à Bruxelles, pour sa 5ᵉ édition. Cette année, pas de succession de conférences. Nous avons choisi de les faire dialoguer entre eux, et avec le public, autour de questions qui nous concernent tous : la souffrance, la quête de sens, l’éveil, la liberté intérieure et cette fameuse Joie qui a donné son nom à la journée.
On ne se met pas en chemin pour les mêmes raisons. Pour certains, c’est une épreuve qui vient tout bousculer. Pour d’autres, une rencontre, un livre, une intuition difficile à expliquer. Il arrive aussi qu’on vive, sans l’avoir cherché, un moment d’ouverture, un instant où tout paraît soudain évident. Puis ça se referme, et on aimerait bien retrouver ce qu’on a entrevu.
Il y a ceux qui cheminent depuis vingt ans et ceux qui commencent à peine à se poser des questions. Et puis ceux qui ne savent pas vraiment ce qu’ils cherchent, mais sentent que quelque chose manque.
Au fond, qu’est-ce qui nous pousse à chercher ? De quoi voudrions-nous nous libérer ? Et qu’est-ce que cette Joie qui semble parfois si proche et parfois si inaccessible ?
De quelle joie parle-t-on ?
Pas de celle qu’on éprouve devant La Grande Vadrouille, même si elle a son charme !
Nous parlons plutôt de cette joie qui n’a pas besoin de raison pour être là. Celle qui apparaît parfois quand nous cessons, ne serait-ce qu’un instant, de vouloir être autrement que ce que nous sommes. Une joie tranquille, sans objet, qui n’empêche ni la tristesse ni les difficultés de la vie.
On pourrait aussi parler de paix, de contentement, d’amour ou d’acceptation inconditionnelle. Aucun de ces mots n’est vraiment satisfaisant. Ceux qui ont fait l’expérience de cette Joie savent généralement de quoi il s’agit, mais peinent souvent à la décrire. Et ceux qui ne l’ont pas encore rencontrée ? Peut-être est-ce justement une raison de venir.
Huit intervenants, autant de chemins
Christophe Fauré est psychiatre et accompagne depuis des années les personnes confrontées au deuil. Audrey Lutz, ancienne athlète de haut niveau, a vu sa vie basculer après une expérience de mort imminente. Della Boudreau a longtemps exercé comme médecin urgentiste. Laurent Jouvet connaît de l’intérieur la vie monastique.
Didier Weiss a quitté les studios parisiens pour Auroville, en Inde, où il transmet une approche directe de la non-dualité. Isaris Munier, initiée par une maître soufie, nous fera découvrir la danse des derviches. Alexander Kimpe pratique le yoga et la méditation depuis plus de vingt-cinq ans. Quant à Ludovic Fontaine, fondateur de la chaîne Nevermind, il a interrogé plus de trois cents chercheurs de vérité.
Des parcours bien différents. Psychologie, soufisme, bouddhisme, mystique chrétienne, shivaïsme, Advaïta : les mots et les pratiques changent, mais lorsqu’on les écoute, on retrouve souvent des choses étonnamment proches.
Plusieurs ont traversé des épreuves particulièrement difficiles. Ce qui nous intéresse aussi, c’est de comprendre comment celles-ci ont parfois été le point de départ d’une transformation profonde.
Une journée qui se vit autant qu’elle s’écoute
Nous avons voulu éviter la formule classique où les conférences s’enchaînent et où chacun repart avec son carnet rempli de notes.
Les intervenants échangeront par groupes de trois ou quatre autour de quatre questions : pourquoi se met-on en chemin ? Que faire de la souffrance ? Comment sortir de nos enfermements intérieurs ? Et comment vivre tout cela au quotidien ?
Il sera aussi question des pièges du chemin spirituel. Car ils existent ! On peut passer des années à poursuivre une expérience extraordinaire ou à utiliser la spiritualité pour éviter de regarder certaines de nos difficultés bien humaines.
En fin d’après-midi, les huit intervenants répondront ensemble aux questions du public.
Mais nous n’avons pas voulu d’une journée qui ne s’adresse qu’à la tête. Audrey Lutz ouvrira la rencontre par une méditation guidée. Isaris Munier nous fera découvrir la danse des derviches et d’autres pratiques ponctueront les échanges, avant une célébration pour terminer ensemble.
Chacun pourra y prendre ce qui lui parle. Une phrase, un témoignage, une pratique, une question nouvelle. Il n’est pas nécessaire d’adhérer à une tradition ou de partager toutes les convictions des intervenants.
Et puis il y a ce qui se passe entre les interventions. Les conversations commencent pendant les pauses, se prolongent au déjeuner, parfois bien au-delà de la journée. On rencontre des personnes qu’on n’aurait sans doute jamais croisées ailleurs.
Il se passe aussi quelque chose dans la salle au fil des heures. Difficile à décrire, mais ceux qui ont déjà participé à nos colloques voient probablement de quoi nous parlons.
Pour beaucoup, ce n’est pas une parenthèse qu’on oublie le lendemain. On repart avec de quoi nourrir sa réflexion, des pistes à explorer, parfois un nouvel élan. Et certaines de ces rencontres heureuses deviendront peut-être de véritables compagnons de route.
Pourquoi nous organisons cette journée
Sophie et moi ne sommes pas arrivés à la spiritualité par les mêmes chemins.
À seize ans, Sophie a quitté la foi catholique dans laquelle elle avait grandi, mais pas les questions qu’elle se posait.
De mon côté, la spiritualité ne m’intéressait pas du tout. J’étais plutôt doué pour me distraire, trouver mille choses à faire et éviter ainsi de regarder ce qui n’allait pas. Les casseroles du passé, le mal-être, tout cela pouvait bien attendre. Jusqu’au jour où ça n’a plus été possible. Il a fallu, bon gré mal gré, me tourner vers moi-même.
Cela fait maintenant plus de vingt-cinq ans que nous cheminons ensemble, avec nos découvertes, nos enthousiasmes, nos doutes et probablement encore pas mal d’illusions à débusquer.
Le Colloque est né aussi de cela. De notre envie de réunir des personnes dont les expériences nous touchent, nous interrogent, parfois nous bousculent. Et de partager ces rencontres avec d’autres.
Si, il y a vingt-cinq ans, nous avions eu l’occasion de participer à une journée comme celle-ci, nous y serions allés sans hésiter.
C’est sans doute aussi simple que cela.

Samedi 14 novembre 2026, au W:halll, à Bruxelles. Sur place, en direct à distance ou en replay.
Réservations : https://www.billetweb.fr/leveil-spirituel-rencontres-et-dialogues
Découvrir les intervenants en vidéo : https://evenements.etreplus.be/#temoignages
Pour en savoir davantage : Sophie et Jérôme en conversation avec Ludovic Fontaine : https://www.youtube.com/watch?v=sazqYnvwAQE











