Arrive un moment, ou une période de l’année, où quelque chose nous appelle à ralentir.
Pas que quelque chose n’irait pas.
On peut aller bien, avancer, être engagé dans sa vie… et pourtant entendre une petite voix, discrète, nous suggérer de revenir à nous-même.
Comme un besoin de respirer autrement.
De se ressourcer.
Un besoin devenu impérieux
Le rythme de nos vies est intense.
Informations, sollicitations, hésitations, décisions, interactions : tout circule rapidement, avec peu d’espaces pour se déposer.
Dans un contexte délicat – sociétale, environnemental, économique.
À force de répondre à toutes ces distractions, quelque chose en nous se met à s’éloigner de nous-mêmes, et, peu à peu, de ce qui compte vraiment.
De la manière dont nous voulons être au monde.
Et de ceux que nous aimons.
En parallèle, une autre aspiration alors émerge :
celle d’une présence plus simple, plus sereine, plus dense.
C’est un mouvement naturel auquel être attentif.
Une invitation à retrouver une qualité d’être qui ne dépend pas de l’agitation extérieure.
Les vertus d’un retour à soi
Revenir à soi ne consiste pas à se couper du monde.
C’est retrouver un point d’appui qui ne nous a jamais vraiment quitté pour être présent au monde avec attention et bienveillance.
Très concrètement, cela permet :
- de relâcher le rythme intérieur
- de retrouver une respiration plus libre
- de clarifier ce qui compte vraiment
- d’accueillir ses émotions avec plus de justesse
- de renouer avec une forme de simplicité
Peu à peu, quelque chose s’apaise et s’éclaire.
On ne devient pas quelqu’un d’autre.
Mais on se sent plus aligné, plus disponible, plus stable.
Et cette qualité intérieure se prolonge naturellement dans le quotidien :
dans les relations, dans le travail, dans les décisions.
Les conditions d’un véritable retour à soi
Cette qualité de présence ne se décrète pas.
Elle se cultive.
Dans nos environnements habituels, l’attention est constamment sollicitée par l’extérieur.
Il devient alors précieux de se donner des conditions favorables à ce retour à soi.
Par exemple :
- un temps clairement dédié
- un lieu propice au calme
- un rythme qui alterne enseignements, pratique, silence et échanges
- une attention portée au corps autant qu’à l’esprit
Ces éléments ne forcent rien.
Mais ils soutiennent et facilitent un processus naturel de retour à soi.
Le regard d’Olivier Raurich
Physicien de formation, enseignant et auteur, il accompagne depuis de nombreuses années des personnes dans des démarches de méditation et de connaissance de soi à l’occasion de retraites résidentielles notamment.
Q : Qu’est-ce que l’on vient vraiment chercher dans ce type d’expérience ?
R : Au fond, on ne vient pas chercher quelque chose de nouveau.
On vient plutôt retrouver ce qui est déjà là, mais que l’on ne voit plus.
Quand le mental se détend, il y a une évidence très simple qui apparaît.
Une expérience qui ne se comprend pas seulement en théorie
On peut s’informer, réfléchir, s’y intéresser.
Mais tant que cela reste au niveau de l’idée, l’impact reste limité.
Il y a une différence nette entre :
- savoir qu’il serait bon de ralentir
- et faire réellement l’expérience de ce ralentissement
Il y a une différence entre l’imaginer… et le vivre !
Une illustration concrète
Certaines personnes choisissent de vivre ce retour à soi dans le cadre d’un stage ou d’une retraite, où ces conditions sont réunies.
Par exemple, les propositions d’Olivier Raurich, enseignant du Bouddhisme tibétain depuis 40 ans, incarnent idéalement ce retour à soi.
Elles combinent généralement :
- des temps d’enseignement
- des temps de méditation
- des pratiques psycho-corporelles (Qi Gong, improvisation théâtrale, écriture, créativité, CNV)
- des espaces de silence
- des moments d’échange
Et cela commence souvent bien avant la retraite elle-même.
Dès que l’on se projette, que l’on s’inscrit, on se réjouit de cette parenthèse à venir — même dans quelques mois, quelque chose s’ouvre. Et commence à infuser, doucement.
“Je suis venu avec l’envie de me poser, de me ressourcer, de retrouver un peu de clarté.
J’ai trouvé tout cela… et aussi quelque chose que je n’attendais pas : un vrai soutien du groupe, une communauté joyeuse, une qualité de présence qui aide profondément.”
Revenir au monde
Prendre soin de soi ne change pas directement le monde extérieur.
Mais cela transforme la manière dont on s’y tient.
Et, comme le suggérait Mahatma Gandhi, se changer soi-même est déjà une manière de changer le monde.
Par contagion, par l’exemplarité, par la qualité de présence que l’on incarne, quelque chose se diffuse :
- plus de calme
- plus de justesse
- plus de compassion
Nous ne sommes plus tout à fait les mêmes.
Nous ne sommes plus pris dans ce que nous vivons de la même manière.
Un décalage s’est opéré.
Le regard a changé.
La présence est plus juste.
Et, souvent, une forme de légèreté s’installe.

RETRAITE ESTIVAL organisée par Être Plus
17 au 22 août 2026 – Saint-Antoine-l’Abbaye – France
Thème : Trouver le repos du cœur, la joie et la confiance véritable
Animé par Olivier Raurich
Inspiré du bouddhisme, ce stage alterne enseignements, méditations, pratiques corporelles et ateliers créatifs, dans un cadre naturel et une dynamique de groupe soutenante, pour nourrir un retour à soi profond et durable.
Infos et réservation : https://www.etreplus.be/stage-ete-2026











