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La fin de la souffrance ?

Quand on a reconnu en intimité et en profondeur que l’on n’est pas l’individu moi-je, c’est la fin de la souffrance.

Quand on a reconnu en intimité et en profondeur ce que l’on est vraiment, c’est le Bonheur retrouvé.

Se posent alors peut-être les questions :

Qu’est-ce que la souffrance ?

Qu’est-ce que le Bonheur ?

Dans l’enseignement fondamental du Bouddha tel qu’il nous a été transmis, la question de la souffrance est abordée en détail, et ce qui est magnifique, c’est que quiconque, sans rien connaître au bouddhisme et sans jamais avoir lu le moindre livre spirituel ou psychologique ou même philosophique, peut retrouver en soi-même et par soi-même absolument tous les points décrits par le Bouddha !

En langage occidental contemporain, disons que la souffrance, c’est l’insatisfaction, la frustration, le sentiment de manque et d’incomplétude, et toutes les petites histoires sombres qu’on peut se raconter à soi-même (et souvent aux autres !).

Dans le langage méditatif, autrement dit de qui a passé du temps dans une solitude silencieuse, nous voyons que la souffrance, l’insatisfaction, le sentiment de manque et d’incomplétude proviennent TOUJOURS de l’ego et de ses exigences capricieuses.

Dès que quelque chose n’est pas au goût de l’ego, moi-je, alors il y a processus de résistance, de refus, de rejet… et cela renforce à l’envi la souffrance et l’insatisfaction.

Pourquoi l’ego fait cela ? parce qu’il a des idées assez précises de ce qui peut le satisfaire, en raison du conditionnement millénaire et singulier, et qu’il veut à tout prix jouir sans entraves de son (apparente) existence. De là à conclure que l’ego est un soixante-huitard… ce ne serait pas tout à fait faux, si par soixante-huitard on entend des gens éternellement puérils et fiers de l’être, capricieux, esclaves de leurs pulsions et de leurs désirs. Évidemment, c’est caricatural, tous les soixante-huitards ne sont pas comme ça… enfin je l’espère

Pour autant, ne surtout pas conclure que ne pas être soumis à l’ego et à ses exigences capricieuses fait de vous un sinistre réactionnaire peine-à-jouir !

En fait, c’est plutôt paradoxal, car c’est une autre façon d’être enfantin, mais sans être puéril ni capricieux.

D’un côté, le capricieux prêt à tout pour jouir encore et toujours pour LUI-MÊME (quoiqu’il puisse prétendre être altruiste),

De l’autre, l’enfant, dans un corps/mental d’adulte, qui assume ses responsabilités sans avoir peur de traverser des eaux sombres et boueuses, des orages et des tempêtes, et qui, au lieu d’en souffrir et de se rebiffer ou de se plaindre, les transforme en véhicules de maturation de la sagesse bienveillante.

D’un côté, on est grincheux, de l’autre, on est aimant…

Évidemment, dans notre société contemporaine, nous sommes souvent un peu des deux, voyageant de l’un à l’autre, du moins tant que l’on n’a pas vraiment réalisé notre vraie nature, spacieuse, lumineuse, transparente, toujours déjà là…Car une fois reconnu cet espace infiniment ouvert de Présence, malgré les vicissitudes inévitables de la vie quotidienne en tant qu’individu humain, la Présence nous éclaire et nous soulage, tout en continuant sans relâche de nous purger de l’identification erronée à moi-je, à chaque fois que celle-ci se manifeste… jusqu’à ce que cette identification s’effondre pleinement.

Ce qui ne signifie pas, contrairement à ce qui est parfois dit un peu à la légère, que l’individu ou le moi disparaît.

Bien sûr que non : en tant qu’humains, nous naissons avec un corps/mental qui nous accompagnera tout au long de sa durée d’existence. Le nier, c’est soit se mentir à soi-même, soit être un brin décoiffé, pour être poli !

Heureusement pour nous que la personnalité perdure, et que le corps survit.

Par contre, moi-je n’est plus au poste de commande, il ne tient plus le volant, il reprend sa place.

Cela qui constate que moi-je n’est ni au centre, ni l’agissant ou l’auteur, c’est Cela même qui tient le volant…sans le tenir ! en fait, il délègue à l’individu, sans que l’ego puisse s’approprier quoi que ce soit. C’est bien plus facile à vivre qu’à mettre en mots, en tout cas pour moi en ce moment.

Bref, réagir, résister, exiger, c’est souffrir.

Ne pas réagir mais observer, sans effort et sans s’impliquer dans l’observation, c’est mettre un terme à la souffrance.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’émotions, de sentiments, de sensations, de pensées, mais tout étant accueilli tel quel et sans désir de le transformer, ou de le sublimer ou encore de le supprimer, retourne au silence de la Présence… d’où ça a jailli.

Et qu’est-ce que le Bonheur retrouvé ?

C’est de reconnaître cet espace infiniment ouvert de la Présence, s’y plonger, puis s’y établir, si l’on peut dire.

Dans la Présence et en tant que Présence, tout est parfaitement à sa place, tout est juste, et tout est MAINTENANT, ici-même.

Pas dans un quelconque ailleurs meilleur ou demain plus heureux ! non ! MAINTENANT même, ici, peu importe ce qui se vit, avec qui ou sans qui et dans quelles circonstances.

Cette reconnaissance de l’Être nous conduit à aimer tout ce qui est, comme l’a joliment dit Byron Katie, entre autres.

Aimer ce qui est, puisque c’est ce qui est MAINTENANT.

Aimer ce qui est ne veut pas dire qu’on approuve, ça veut dire qu’on aime, un peu comme on aime nos enfants même quand ils font des choses qu’on désapprouve.

Et donc, j’en reviens au début de ce papier :

Reconnaître que nous ne sommes pas l’individu, c’est la fin de la souffrance.

Reconnaître notre vraie nature, c’est le Bonheur retrouvé.

Ce sont les deux faces d’une même pièce, indissociables.

Parfois, c’est le côté face qui révèle le côté pile,

D’autres fois, c’est le côté pile qui révèle le côté face.

Qu’importe ?

Les amis, rien ne nous contraint à nous voir comme des victimes de la vie, comme des êtres de souffrance.

Chaque être humain a en soi toutes les ressources nécessaires pour ne plus souffrir et redécouvrir le Bonheur.

Mon approche est l’une de ces innombrables ressources.

Elle se résume à peu de choses : s’en remettre à la Présence silencieuse encore et encore, sans s’impliquer en tant qu’individu qui pense, ressent, réagit, mais en réalisant que cet individu se déploie au sein de l’espace infiniment ouvert de cette Présence immuable…

Soyez Heureux !

 

https://www.youtube.com/@marcmarciszewer1667

 

 

Tags: bonheur, Conscience, égo, Présence, souffrance

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