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La Présence n’est ni une pensée, ni une perception, ni une expérience

La Présence : une confusion fréquente

Régulièrement, dans les commentaires qu’on me laisse sur ma chaîne YouTube, je remarque que nombre de personnes pensent que la Présence est une expérience perceptive, quand ils ne pensent pas que c’est une croyance !

Alors, j’essaie de leur indiquer ce qui distingue la Présence (qu’on pourrait aussi nommer l’Ouverture, l’Espace Infiniment Ouvert, etc.) d’une expérience, d’une pensée ou d’une perception. Et comme c’est tout de même assez fréquent, je me suis dit que ça vaudrait la peine d’en faire un petit texte. D’où ce qui suit.

Comment vérifier que la Présence n’est ni une pensée, ni une perception, ni une expérience ?

En réalité, il me semble très simple de vérifier par soi-même et en soi-même que la Présence n’est pas une pensée, ni une perception ni une expérience : il suffit d’accepter de considérer que pensées, perceptions, expériences se déploient AU SEIN de la Présence ou de la Conscience si vous préférez.

S’autoriser à réaliser MAINTENANT même que tous les phénomènes ont cours dans l’espace ouvert de la conscience n’est en effet pas difficile, si l’on veut bien laisser de côté tout ce qu’on sait ou croit savoir sur la Présence, la méditation etc.

Bien qu’on puisse le réaliser partout et tout le temps, si vous n’êtes pas familiarisé avec cet espace ouvert de Présence, il peut être préférable de se donner un peu de temps, quelques minutes à ne rien avoir à faire, à simplement rester tranquille et aussi détendu que possible, mais sans effort (sinon, ce n’est plus de la détente ni de la présence, mais de la concentration forcée).

La pratique : s’autoriser à ne rien faire

On ne laisse pas notre attention se fixer sur quoi que ce soit, ni sur la respiration, ni sur les pensées, ni sur les sensations, ni sur quoi que ce soit d’autre.

Observer sans s’impliquer : la clé de la Présence

On laisse tout ce qui se présente suivre son cours naturel, sans s’y impliquer, c’est-à-dire sans chercher à le contrôler, à le manipuler, à le modifier, à l’entretenir ou à l’éliminer.

Au contraire, on permet à notre attention de se retourner, d’une certaine façon, vers l’espace ouvert au sein duquel tous ces phénomènes surgissent, durent un moment, puis disparaissent.

Surtout, pas d’effort de retournement de l’attention : le simple fait de ne rien faire, de ne rien entretenir et de ne rien écarter nous y ramène spontanément.

Que faire face aux réactions ou aux désirs d’expérience ?

Si vous vous surprenez en train de désirer une expérience particulière, pas de problème : vous le voyez, et comme vous ne vous y impliquez pas, que vous ne cherchez pas à atteindre quoi que ce soit ni à éliminer quoi que ce soit, vous verrez que ce désir d’expérience se fondra également dans l’espace ouvert de la Présence.

De même, si vous vous surprenez en train de réagir à une sensation, à une émotion, ou à quoi que ce soit d’autre, pas de problème : il vous suffit de ne pas vous laisser embarquer par ce qui se produit, mais de l’observer depuis cet espace ouvert. Ce qui revient à simplement accepter tout ce qui se produit, y compris réactions, jugements, commentaires, dialogue intérieur, mais SANS VOUS Y IMPLIQUER, sans vous y vautrer et sans vouloir vous en débarrasser. L’espace ouvert de la Présence est tellement accueillant, car illimité, que vous n’avez rien à craindre ou à redouter. Juste ne pas vous y impliquer, sans rien chercher à ajouter ou à retrancher à ce qui est la réalité vécue MAINTENANT.

La Présence : un espace toujours déjà là

Ne pas s’impliquer vous ramène à l’espace ouvert de la Présence… et chaque fois que vous êtes à nouveau pris dans le filet des histoires que moi-je aime se raconter et raconter aux autres, il vous suffit de procéder de la même façon : ne rien faire du tout, juste laisser la Présence opérer librement… Vous êtes alors de plus en plus dégagé, et confiant. Non pas forcément confiant en vous-même, mais au pouvoir de la Présence, parce que vous le vérifiez concrètement, et non pas en théorie.

Une fois suffisamment à l’aise avec cet espace, laissez-vous simplement vous reposer là, en tant que cet espace : il est fort probable que vous éprouviez un soulagement, un contentement, une confiance sans raison, et tout aussi probable que vous réalisiez, étonné, que vous l’avez toujours su : cette Présence est toujours déjà là, qu’on en soit conscient ou non. Et dès qu’on la reconnaît pour ce qui nous semble être la première fois, on réalise qu’elle est toujours déjà là.

Ce petit temps qu’on s’accorde est précisément pour s’en rendre compte, puis une fois cette prise de conscience accomplie (et pas par moi-je !), on peut s’accorder de petits moments d’écoute non impliquée simplement pour « stabiliser » cette évidence, jusqu’à ce qu’on puisse s’en rendre compte tellement souvent, que tout doute nous quitte : nous savons de première main que la Présence n’est ni une pensée, ni une perception, ni une expérience, mais l’espace toujours déjà là au sein duquel tout, absolument tout, se déploie.

 

Les amis, ce n’est vraiment pas difficile, pour peu qu’on cesse d’entretenir les pensées, les convictions, les croyances.

Par avance, je vous souhaite une très belle année 2026, dans et en tant que la Présence !

https://www.youtube.com/@marcmarciszewer1667

 

 

Tags: Conscience, espace ouvert, Eveil, Méditation, non-dualité, Présence

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