La géobiologie explore comment nos maisons influencent la santé et propose d’harmoniser les lieux de vie pour un meilleur équilibre.
Résumé pour les pressés
La géobiologie étudie les interactions entre l’environnement et le vivant.
Des champs électromagnétiques aux réseaux telluriques, en passant par la mémoire des lieux, elle explore comment un espace influence notre équilibre physique, émotionnel et énergétique.
À la frontière de l’écologie, de l’architecture et de la conscience, la géobiologie réconcilie la maison et le corps, l’humain et la Terre.
Ses praticiens ne prétendent pas “purifier” un lieu, mais rétablir un dialogue harmonieux entre l’habitat et ceux qui l’habitent.
Mini-questionnaire
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Vous dormez mal sans raison apparente ?
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Vous ressentez un malaise dans certaines pièces de votre maison ?
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Vos plantes dépérissent sans explication ?
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Vous vous sentez souvent fatigué·e chez vous mais mieux ailleurs ?
👉 Si ces questions vous interpellent, la géobiologie pourrait vous éclairer.
Elle explore ce que la science mesure et ce que l’intuition perçoit : les interactions subtiles entre le lieu, la Terre et le vivant.
Des bâtisseurs de cathédrales aux capteurs modernes
Bien avant l’apparition du mot géobiologie, les bâtisseurs savaient lire la Terre.
Les temples grecs, les dolmens ou les cathédrales gothiques étaient souvent implantés sur des croisements de courants telluriques, de sources ou de lignes cosmo-telluriques¹.
Ces lieux, choisis pour leur résonance, étaient réputés soutenir la vitalité et l’élévation spirituelle.
Au XXᵉ siècle, des chercheurs comme Ernst Hartmann (médecin allemand) ou Manfred Curry ont cartographié les premiers réseaux géomagnétiques².
Leurs travaux, prolongés par la bioélectromagnétique moderne, ont ouvert la voie à l’étude de l’impact des rayonnements naturels et artificiels sur le vivant³.
Science du lieu ou art de l’écoute ?
La géobiologie contemporaine associe rigueur scientifique et approche intuitive.
Le géobiologue mesure les champs électromagnétiques, la radioactivité, les veines d’eau ou les failles géologiques, mais il observe aussi l’ambiance, les sensations, la “respiration” du lieu.
“Un lieu n’est pas neutre, il interagit avec le vivant … Le ressenti est un instrument, au même titre qu’un appareil de mesure, dès lors qu’il est exercé avec rigueur.”
Des études récentes confirment que les champs électromagnétiques peuvent altérer la production de mélatonine et perturber le sommeil⁴, ou influencer la fréquence cardiaque⁵.
Pour les praticiens, ces effets physiques ne sont qu’une partie d’un ensemble plus vaste : la qualité vibratoire d’un lieu inclut aussi sa dimension émotionnelle, historique et symbolique.
Quand le lieu influence la santé
Beaucoup de consultations en géobiologie commencent par des symptômes diffus : insomnies, fatigue chronique, maux de tête, agitation chez les enfants.
Le géobiologue procède alors à une analyse globale :
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orientation du bâtiment,
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circulation de l’eau souterraine,
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réseaux telluriques,
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champs électriques et magnétiques,
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mémoire émotionnelle des murs.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution électromagnétique domestique est aujourd’hui reconnue comme un facteur aggravant du stress et des troubles du sommeil⁶.
En géobiologie, ces données s’ajoutent à des observations de terrain : zones “vides d’énergie”, plantes qui dépérissent, murs humides ou froids, lieux où l’on ne se sent jamais à l’aise.
“Quand un lieu respire mieux, ses habitants aussi”, résume une formatrice en géobiologie et ancienne architecte d’intérieur.
L’art de réharmoniser : entre technique et présence
L’intervention d’un géobiologue peut être très concrète :
déplacer un lit situé sur une faille géologique, réduire l’exposition Wi-Fi, améliorer la mise à la terre, favoriser la lumière naturelle.
Mais certains incluent aussi une dimension plus subtile : harmonisation énergétique, nettoyage symbolique, rituels d’intention.
L’objectif n’est pas d’imposer une croyance, mais de rétablir la cohérence entre les éléments visibles et invisibles.
“C’est un travail d’écoute : on répare moins un lieu qu’on l’accompagne vers l’équilibre”
Les effets sont souvent perceptibles dès les premiers jours :
un sommeil plus profond, une sensation d’apaisement, une meilleure concentration, une ambiance plus légère.
Se former à la géobiologie : une discipline en expansion
Les écoles de géobiologie se développent en Europe et en Belgique.
Elles enseignent à la fois la physique de l’environnement, la radiesthésie, la cartographie tellurique et la lecture sensible des lieux.
Les cursus s’adressent autant aux thérapeutes qu’aux architectes, ingénieurs ou particuliers en reconversion.
Beaucoup y découvrent un nouveau langage du vivant : écouter la Terre, percevoir la résonance d’un espace, apprendre à harmoniser plutôt qu’à contrôler.
Cette approche peut devenir une activité complémentaire ou enrichir des métiers déjà centrés sur le soin, la construction ou l’accompagnement humain.
Où trouver un géobiologue ?
Vous en trouvez directement en regard de cet article.
De nombreux praticiens exercent aujourd’hui en Belgique et en France, souvent en lien avec l’écoconstruction ou la santé globale.
Il est conseillé de choisir un professionnel formé, transparent sur sa méthode et ouvert au dialogue interdisciplinaire.
Une sélection de géobiologues de confiance et de centres de formation est disponible sur : annuaire.etreplus.be
Habiter, c’est cohabiter avec le vivant
La géobiologie n’oppose pas la science au sensible : elle les relie.
Elle nous rappelle que notre bien-être dépend aussi de la qualité du lieu qui nous porte.
Dans un monde saturé d’ondes, d’objets et de sollicitations, elle propose une écologie de la présence : réapprendre à écouter, observer, sentir.
“La maison est un organisme vivant. En prendre soin, c’est aussi prendre soin de soi.”
Rédaction Être Plus
Sources et références
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De Lubicz, R.A. Le Temple de l’Homme, Denoël, 1957.
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Hartmann, E., Krankheit als Standortproblem, Heidelberg, 1954.
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Blank, M., Goodman, R., Electromagnetic Fields and Health, Bioelectromagnetics Journal, 2011.
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Halgamuge, M.N., Radiation Protection Dosimetry, 2013 – Effets des champs électromagnétiques sur la mélatonine.
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Regel, S.J. et al., Neuroscience Letters, 2007 – Exposition nocturne et activité cérébrale.
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OMS, Environmental Health Criteria 238: Extremely Low Frequency Fields, 2007.
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Cardinaux, S., Géométrie sacrée et bioénergie de l’habitat, Éditions Recto-Verseau, 2012.












