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L’autre, une  main invisible vers la Grâce

Parfois, les mains qui nous relèvent ne ressemblent pas à des mains. Ce sont des silences, des échecs, des figures hostiles, des événements que nous aurions préféré éviter. Et pourtant… en nous retournant sur notre chemin, il arrive que l’on reconnaisse en eux un rôle précieux : celui d’un marche-pied vers une libération.

Reconnaître l’aide sous la douleur

Il arrive un moment de clarté, souvent après coup, où l’on commence à entrevoir que l’épreuve vécue, si difficile soit-elle, n’a pas été vaine. Un conflit, une rupture, une maladie, une perte : autant de secousses qui, dans le chaos qu’elles engendrent, révèlent une direction nouvelle. Une sagesse se découvre au cœur même du tumulte.

Ce sont parfois des êtres qui nous ont blessés qui, sans le vouloir, ont joué ce rôle. Par une parole tranchante, une absence soudaine, un rejet… quelque chose en nous s’est mis en mouvement. Ce n’est pas la douleur qui enseigne, mais le déplacement qu’elle provoque, l’éveil qu’elle suscite, l’intuition qu’elle active.

Le rôle caché des figures hostiles

Il est difficile d’accepter que certains « ennemis » aient pu être des messagers. Pourtant, la Vie ne se prive pas d’utiliser les formes les plus dérangeantes pour nous faire grandir. Un patron autoritaire, un parent critique, un partenaire fuyant… Ces figures, dans leur opposition même, ont parfois activé en nous une force insoupçonnée. Celle de poser une limite, de partir, de se choisir.

Cela ne justifie pas la violence ni n’idéalise la souffrance. Mais cela révèle la capacité de la conscience à transformer même le négatif en croissance. Une adversité peut être un maître, un obstacle un tremplin, si nous décidons de lui offrir ce pouvoir.

Quand le sens émerge après coup

C’est souvent avec le recul que le sens émerge. Ce qui nous paraissait insurmontable devient soudain lumineux. Ce que nous avons haï se teinte d’une forme de gratitude. Et même si l’émotion reste vive, une compréhension plus vaste nous enveloppe.

On ne peut forcer ce retournement. Il vient de lui-même, quand nous sommes prêts. Parfois des années plus tard. Et il n’efface pas la peine. Mais il redonne un sens. Une cohérence secrète au chaos.

Devenir à notre tour un appui

Il est aussi bon de se rappeler que nous sommes, nous aussi, le marche-pied de quelqu’un. Sans le savoir, par une parole, un geste, une absence, nous avons parfois été l’élément déclencheur d’un changement chez un autre. Cela nous invite à marcher dans la vie avec plus de présence, plus de conscience, plus d’humilité.

Nous ne savons jamais pleinement à quoi nous servons. Et c’est très bien ainsi. Car cela nous garde simples, disponibles. Et profondément humains.

 

Regarder la vie ainsi, c’est la reconnaître comme un tissage intelligent. Ce n’est pas croire que tout est juste, mais que tout peut être transfiguré. C’est un regard qui pacifie, qui relie, qui élève. Il nous ouvre à la gratitude, non seulement envers ce qui fut doux… mais aussi envers ce qui nous a obligé à grandir, à toucher la grâce de notre essence profonde.

 

Sophie Raynal

https://pleine-conscience-enfants.be/

Tags: Conscience, épreuve, résilience, souffrance, transformation

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