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Hypnose : explorer un état naturel de conscience au service de la santé et du changement

Résumé pour les pressés

Longtemps associée aux spectacles, l’hypnose est aujourd’hui reconnue comme un outil thérapeutique validé. Ni sommeil artificiel ni manipulation, elle correspond à un état de conscience modifié, naturel et accessible, où l’attention se focalise et l’esprit devient plus réceptif. Utilisée à l’hôpital pour la douleur, l’anxiété ou l’anesthésie, mais aussi en cabinet pour le sommeil, les addictions ou la confiance en soi, elle conjugue héritages anciens et preuves scientifiques modernes¹²³. Son essor souligne l’importance de la formation et de l’éthique des praticiens, afin de répondre à une demande croissante en toute sécurité.


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L’hypnose : entre fascination et science

Depuis Mesmer au XVIIIᵉ siècle jusqu’aux démonstrations télévisées, l’hypnose oscille entre fascination et méfiance. Derrière l’image du magnétiseur tout-puissant, la recherche scientifique décrit une pratique sérieuse et efficace.

En 2015, l’INSERM a publié une expertise confirmant l’efficacité de l’hypnose dans la douleur chronique, certains soins chirurgicaux et les affections psychosomatiques¹. Plusieurs hôpitaux européens forment désormais médecins et infirmiers à l’hypnose médicale.

Que se passe-t-il sous hypnose ?

L’hypnose n’est pas un état de sommeil mais une vigilance particulière : le corps est détendu, l’attention focalisée.

Les travaux de l’Université de Liège (Faymonville et al.) ont mis en évidence une activation spécifique du cortex cingulaire antérieur, zone clé de la modulation de la douleur². L’hypnose modifie donc la manière dont le cerveau traite les signaux, ce qui explique son efficacité dans l’hypnoanalgésie et la gestion des émotions.

Applications cliniques et quotidiennes

Douleur et anesthésie

En chirurgie, l’hypnose permet de réduire les doses d’analgésiques. Une méta-analyse parue dans The Lancet a montré que les patients accompagnés par l’hypnose consommaient en moyenne 50 % moins de médicaments³.

Stress et anxiété

L’hypnose agit sur le système nerveux autonome : baisse du cortisol, hausse de l’ocytocine et de la sérotonine, favorisant détente et régulation émotionnelle. Une étude publiée dans Frontiers in Psychology confirme une réduction significative de l’anxiété⁴.

Ishtar   Modeno   Véronique

Sommeil

En stimulant le système parasympathique, l’hypnose favorise un sommeil plus profond. Une méta-analyse (Cordi et al., 2018) a montré une amélioration notable de la qualité du sommeil⁵.

Addictions et comportements

Pour le tabac, l’alimentation ou certaines compulsions, l’hypnose aide à modifier des schémas ancrés. Une revue Cochrane conclut qu’elle est efficace lorsqu’elle s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire⁶.

Confiance et transitions de vie

Au-delà des pathologies, de nombreuses personnes consultent pour préparer une prise de parole, renforcer l’estime de soi ou traverser un changement de vie. L’hypnose agit alors comme un facilitateur de ressources intérieures.

Héritages anciens et modernité

Si la science valide aujourd’hui ses effets, l’hypnose s’inscrit dans une histoire longue : transes chamaniques, rituels de guérison antiques, passes magnétiques du XVIIIᵉ siècle, recherches de Charcot et Bernheim au XIXᵉ. Elle témoigne d’une capacité universelle de l’esprit humain à explorer des états de conscience différents.

Se former à l’hypnose : un engagement essentiel

L’essor de l’hypnose attire de nombreux praticiens, mais se former sérieusement est une condition indispensable. Les formations reconnues associent théorie (neurosciences, psychologie, techniques de suggestion), pratique encadrée et supervision.

Pourquoi cette exigence ? Parce que la qualité de l’accompagnement dépend directement de la compétence du praticien.
Des recherches montrent que les résultats sont fortement corrélés à l’expérience et à la formation⁷.

Se former, c’est aussi un chemin personnel : apprendre à induire des états hypnotiques transforme la manière de communiquer et de se relier aux autres.
C’est pourquoi les formateurs et écoles ont un rôle essentiel à jouer, et leur visibilité contribue à professionnaliser la discipline.

Choisir son praticien

Le terme “hypnothérapeute” n’étant pas protégé, vigilance s’impose. Les repères à vérifier :

  • formation reconnue,
  • supervision régulière,
  • adhésion à une charte éthique (ne pas promettre de miracle, orienter vers la médecine si nécessaire).

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Témoignages

« J’ai consulté pour mes insomnies. Après trois séances, je dormais enfin d’une traite et je me suis sentie plus autonome. » — Sophie, 42 ans.

« En salle d’opération, l’hypnosédation change tout. Les patients arrivent plus calmes et récupèrent plus vite. » — anesthésiste à Liège.


Entre confiance et vigilance

L’hypnose n’est ni magie ni manipulation. Elle mobilise les ressources intérieures, à condition d’être pratiquée par des professionnels formés et respectueux de leurs limites. Son succès grandissant reflète une aspiration contemporaine : retrouver un pouvoir d’action sur soi-même grâce à des états de conscience élargis.

Bien choisie, l’hypnose devient un outil précieux pour traverser les défis actuels : douleurs chroniques, stress, fatigue, transitions de vie. Une discipline à la croisée de la science et de l’expérience humaine.

 

La rédaction Être Plus

 

Références

  1. INSERM. Évaluation de l’efficacité de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur et de certaines affections. Expertise collective, 2015.
  2. Faymonville, M. E., et al. Hypnosis modulates activity in brain structures involved in the regulation of consciousness. NeuroImage, 2014.
  3. Montgomery, G. H., et al. Hypnosis for pain management in surgical patients: a meta-analysis. The Lancet, 2007.
  4. Raz, A., et al. Hypnosis and the modulation of attention. Frontiers in Psychology, 2019.
  5. Cordi, M. J., et al. Hypnosis and sleep: a systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Sleep Medicine, 2018.
  6. Barnes, J., et al. Hypnosis for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2019.
  7. Lynn, S. J., Kirsch, I., & Hallquist, M. N. Social cognitive theories of hypnosis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 2008.
Tags: douleur, Hypnose, hypnothérapie, sommeil, stress

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