Apprendre à vivre, c’est apprendre à mourir
Dans notre société, nous considérons la mort comme ennemie de la vie. Nous avons peur de cette sensation de dissolution où les repères habituels nous abandonnent. Il en résulte un stress continu, évident ou subtil, pour maintenir les piliers de notre existence à tous les niveaux.
En revanche, dans le bouddhisme, la mort est vue comme la dissolution de l’ego dans la conscience primordiale… un retour à la source originelle. Accepter ce processus demande un certain courage, celui d’avancer dans l’inconnu et le non-contrôle, pour aller vers une expansion inimaginable ordinairement.
La méditation est un entraînement progressif pour se tenir dans l’espace nu, sans références, de la présence pure, sans se sécuriser artificiellement par des pensées et des théories sur le moi, le monde, l’avenir. Elle nous permettra ainsi de lâcher prise une fois pour toutes de la peur des morts, petites ou grandes, qui jalonnent notre parcours, et de nous libérer définitivement de l’insécurité existentielle qui mine nos vies.











