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L’ouverture est toujours déjà là

Les amis, savez-vous que l’ouverture est toujours déjà là, disponible et accessible ?

Par ouverture, j’entends l’esprit qui ne cherche rien, qui n’attend rien, qui ne refuse rien, qui ne rejette rien, qui constate que tous les phénomènes, changeants par nature, se déploient en son sein : ils émergent, durent un moment, puis disparaissent, toujours au sein de cette ouverture.

Certains appellent cette ouverture l’éveil ou notre véritable nature, ou encore l’esprit originel, ou l’esprit Bouddha, ou bien encore le Soi, la Source, la Conscience, le Divin…

Mais quand on emploie ces mots déjà chargés, pour ne pas dire contaminés voire galvaudés, on s’imagine des choses, toujours fausses, même quand elles semblent s’en approcher. Pourquoi ?

Parce que c’est au-delà et en-deçà des concepts, du raisonnement, de la logique, au-delà et en-deçà du mental et de ses capacités.

Mais j’ai beau vous dire cela, il est probable que vous imaginiez l’ouverture, disons l’éveil, comme un « état supérieur de conscience », voire comme une expérience rare et difficile à atteindre. La plupart des traditions spirituelles, religieuses et philosophiques vont dans ce sens-là : il faut apprendre, accumuler des connaissances et des expériences, pourquoi pas développer une sensibilité exacerbée…

Tout cela est du pipeau ! l’ouverture est ce qui est le plus simple, le plus proche, ce qui ne nécessite aucun exercice mental ou corporel, aucun effort.

Au contraire, même, tout effort recouvre l’ouverture et l’obscurcit, au point qu’elle nous semble inexistante ou hors d’atteinte.

D’autres envisagent l’ouverture, disons encore l’éveil, comme un feu d’artifice intérieur, avec kundalini et pouvoirs psychiques, dons de voyance, de guérison, j’en passe. C’est aberrant !

Je ne nie pas l’existence de tels phénomènes, pour qui s’y intéresse, mais précisément ce sont des PHÉNOMÈNES, qui se jouent éventuellement au sein de l’ouverture, mais qui ne sont pas et ne seront jamais l’OUVERTURE !

L’ouverture n’est pas un phénomène, n’est pas un état (dans lequel on entre et duquel on sort), n’a pas de forme, ni de contour, pas plus que de centre ou de périphérie, elle n’a pas de couleur, pas d’odeur, pas la moindre limite.

Elle ne peut donc se voir, se sentir, se concevoir, se saisir, et pourtant, paradoxalement, chaque être humain peut la vivre sciemment, incroyable, non ?

Alors comment vivre sciemment l’ouverture ?

Aujourd’hui, je voudrais juste vous proposer une approche directe extrêmement simple, qui ne requiert rien d’autre qu’une intention sincère d’explorer avec une attention détendue :

Vous pouvez adopter une posture confortable, respirer tranquillement sans vous soucier du souffle, prendre conscience de la perception que vous avez en ce moment même de votre corps dans son ensemble, sans vous fixer nulle part et sans vous focaliser sur la moindre sensation.

Comme si vous regardiez un film, vous laissez simplement les images (ici les sensations, les perceptions) défiler sans chercher à les retenir ou à les chasser.

À présent, je vous invite à laisser de côté, durant les quelques minutes de cette petite exploration, TOUT ce que vous savez sur vous-même : votre identité, vos opinions, votre genre sexuel, votre histoire, votre situation familiale, professionnelle, votre confession ou absence de confession, TOUT, et dans le même élan, de laisser de côté TOUT ce que vous savez sur le monde…

Maintenant, si vous laissez vraiment tout de côté, que se passe-t-il pour vous ?

Vous pénétrez un domaine intrigant, celui du NON SAVOIR.

Et avec étonnement, émerveillement, enchantement, vous pouvez constater que vous vous retrouvez dans l’OUVERTURE : il ne manque rien, il n’y a rien de trop, tout est parfaitement à sa place.

Ce que depuis vous (moi-je, l’ego) vous auriez jugé négatif ne l’est plus, d’ailleurs, il n’y a plus de positif ou de négatif, il y a seulement CE QUI EST MAINTENANT MÊME !

Savourez cette Ouverture…

Et patatras, la pensée égocentrée s’immisce en douce, quoique produisant l’effet d’une tempête : l’ouverture semble disparaître, la pensée vous chuchote au creux de l’oreille « Waouh, c’est génial », ou alors « c’est n’importe quoi », ou tout simplement, elle vous glisse des filaments de souvenirs ou de projets d’avenir qui vous ramènent de facto à votre identité limitée de « moi-je ». Cette même identité qui cherche une issue, dans les distractions du monde, dans la thérapie, le développement personnel, la spiritualité, la politique, etc.

Dès que la pensée surgit et qu’on s’y implique, qu’on s’identifie à elle, on perd de vue l’ouverture.

Pareil avec des sensations auxquelles on réagit : si on s’y implique, on perd de vue l’ouverture. Mais la bonne nouvelle, c’est que l’ouverture est toujours déjà là, et si vous l’avez reconnue, fût-ce une fraction de seconde, elle vous sollicitera sans cesse. Jusqu’à ce que vous acceptiez de vous abandonner à elle, ce qui signifie cesser de se prendre pour ce personnage limité que vous n’êtes pas, que vous n’avez jamais été et que vous ne serez jamais. Vous êtes cette Ouverture, nous sommes tous cette Ouverture !

Si nous sommes tous cette ouverture, quelle importance de la reconnaître ou non, de la vivre sciemment ou non ?

Eh bien, quand elle est reconnue, nous sommes soulagés du fardeau de tout ce qu’on prenait pour réel et qui ne l’est pas, « nos » sensations, « nos » émotions, « nos » pensées », « nos » proches, etc. Et vivre libre de ce fardeau, ça en vaut vraiment la peine !

La vie se poursuit telle qu’elle est, avec son cortège de hauts et de bas, mais depuis l’Ouverture, tout est tellement plus simple et plus doux !

Et un moment vient, dans notre exploration de la vie telle qu’elle se présente à nous, où nous passons d’être dans l’Ouverture à Être Ouverture.

On réalise alors sans l’ombre d’un doute que l’Ouverture est notre véritable nature, notre véritable identité, immuable, tranquille, guérisseuse.

Guérisseuse, parce qu’elle nous guérit du besoin de guérir (émotionnellement parlant), du besoin de changer quoi que ce soit.

Là, on réalise aussi que tout, absolument tout, est le bienvenu : la joie et le chagrin, la paix et l’agitation, l’acceptation et le refus, tous ces opposés nous apparaissent tels qu’ils sont : des émanations et des reflets de l’Ouverture, du UN.

C’est pourquoi plus rien ne pose problème, psychologiquement ou émotionnellement parlant : tout est le bienvenu, puisqu’on ne s’y accroche pas, on ne cherche pas à s’en débarrasser, on ne s’y implique pas.

C’est le secret, toujours si proche et si simple, ça vaut la peine de tenter, vous ne trouvez pas ?

https://www.youtube.com/@marcmarciszewer1667

https://www.babelio.com/auteur/Marc-Marciszewer/498186/bibliographie

Tags: Conscience, esprit, Eveil, non-dualité, ouverture, véritable nature

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