L’impermanence est l’enseignement principal du Bouddha.
Ordinairement, nous associons la permanence à l’existence – les noms, les concepts que nous collons sur les phénomènes viennent tout solidifier ; le concept gèle la fluidité de la réalité.
Nos cellules changent toutes en 1 semaine – comme une rivière – mais notre nom donne l’impression d’une permanence.
Tout est impermanent, sauf la conscience primordiale qui est hors du temps – qui est le champ au sein duquel se déploie la danse du temps, de l’espace, de tous les phénomènes impermanents.
Une fois convaincus de la permanence des choses, nous associons évidemment l’impermanence à la perte : nous voyons la vie comme tragique.
En réalité, l’impermanence est l’éclosion continuelle de nouvelles possibilités. Devenir ami de l’impermanence, c’est couler avec le changement plutôt que de vouloir bloquer le cours de la rivière.
Mais une question se pose : si tout est impermanent, à quoi se fier ?
Nous avons basé notre vie sur des refuges temporaires, des phénomènes impermanents (notre jeunesse, notre carrière, nos relations, etc). Ils nous lâchent forcément un jour, et quand ils nous lâchent, nous le vivons comme une trahison : mais c’est simplement une loi naturelle universelle.
Quel est le refuge ultime ? Dans la méditation, on va trouver :
• La paix et la félicité de l’instant présent, quelles que soient les circonstances
• L’intuition, notre boussole pour naviguer au cœur de l’impermanence
Quelle est l’éthique de l’impermanence ? Prendre soin et lâcher prise. Aimer sans étouffer. Etre présent en laissant libre. Une attitude noble et courageuse, qui apporte le vrai bonheur autour de nous.












