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Le Reiki, entre énergie vitale et soin de l’âme

Résumé pour les pressés

Né au Japon au début du XXᵉ siècle, le Reiki repose sur la transmission d’une énergie vitale universelle par imposition des mains.
Longtemps perçu comme ésotérique, il attire aujourd’hui l’attention de la médecine intégrative et des neurosciences du bien-être.
En favorisant détente, régulation émotionnelle et sentiment d’unité, il s’inscrit à la croisée du soin et de la spiritualité.
Derrière les débats, le Reiki propose une expérience directe de reliance : il ne s’agit pas de “faire”, mais de laisser circuler une force qui dépasse l’individu.
Et si la guérison, au fond, commençait par cet abandon confiant à la vie elle-même ?


Mini-questionnaire

  • Vous êtes souvent fatigué sans raison apparente ?

  • Vous sentez que vos émotions s’accumulent dans votre corps ?

  • Vous avez déjà ressenti un apaisement profond après une présence bienveillante ?

  • Vous vous interrogez sur la nature de cette « énergie » que l’on appelle vitale, subtile ou spirituelle ?

Si ces questions résonnent, le Reiki pourrait bien vous surprendre : bien plus qu’une technique, il offre une expérience d’harmonisation entre corps, esprit et énergie.


Une pratique entre tradition et modernité

Le Reiki — littéralement “énergie universelle de vie” — est né au Japon dans les années 1920 sous l’impulsion de Mikao Usui (1865-1926), moine et enseignant spirituel.
Il s’appuie sur une intuition : une force traverse tout être vivant et peut être canalisée pour rétablir l’harmonie du corps et de l’esprit¹.
Exporté en Occident après la Seconde Guerre mondiale, il est aujourd’hui présent dans des hôpitaux, maisons de soins ou pratiques privées².
Sa popularité interroge : comment une approche spirituelle fondée sur la méditation et la bienveillance est-elle devenue un outil de santé intégrative ?

Origines : le Japon du début du XXᵉ siècle

Mikao Usui, nourri par le bouddhisme Tendai et le Shintō, aurait vécu une expérience fondatrice lors d’une retraite de 21 jours sur le mont Kurama³.
Il en serait revenu convaincu que la guérison procède d’un réalignement entre esprit, corps et conscience.
Ses cinq principes — “Juste pour aujourd’hui, ne te mets pas en colère, ne t’inquiète pas, sois reconnaissant, travaille honnêtement, sois bienveillant envers tous les êtres” — en sont le cœur⁴.
Le Reiki, avant d’être une technique, est d’abord une voie éthique et spirituelle : une pratique de paix intérieure.

Les fondements énergétiques : du Ki à la science du vivant

Le mot Ki (氣) renvoie à la même racine que le Chi chinois ou le Prāṇa indien : le souffle vital, l’énergie animatrice⁵.
La science occidentale n’a pas établi de preuve directe de ce champ énergétique, mais la recherche s’intéresse aux effets des états méditatifs et compassionnels.
Ceux-ci activent la cohérence cardiaque, régulent le système nerveux autonome et favorisent la production d’ondes cérébrales alpha et thêta, associées à la détente et à la régénération⁶.
Des études menées aux États-Unis indiquent que le Reiki peut réduire la douleur, l’anxiété et améliorer le sommeil chez les patients hospitalisés⁷.

Un art de la présence plus qu’une technique

Les praticiens décrivent le Reiki comme une posture intérieure plutôt qu’une méthode.
Le praticien ne “fait” pas : il “laisse faire”. L’énergie circule là où le besoin se manifeste, sans intention de contrôle.
Cette attitude rejoint les grandes traditions contemplatives — du Zen à la non-dualité — qui affirment que la guérison naît du retour à l’unité, non du pouvoir de la volonté.
En cela, le Reiki devient un art d’écoute silencieuse, une manière de s’effacer pour laisser la vie agir à travers soi.

Vers une reconnaissance du Reiki comme approche complémentaire

Malgré des réserves institutionnelles, le Reiki trouve peu à peu sa place dans les milieux médicaux.
S’il reste classé parmi les “thérapies complémentaires non prouvées” par certaines autorités⁸, la Haute Autorité de Santé française reconnaît que le Reiki, comme d’autres approches corps-esprit, peut avoir des effets de soutien psychologique et de relaxation⁹.
Plusieurs hôpitaux en France, en Belgique et aux États-Unis proposent aujourd’hui des séances de Reiki en soins palliatifs ou pour accompagner le stress post-opératoire.
Le débat s’élargit : il ne s’agit plus de prouver l’énergie, mais de comprendre comment la relation, la conscience et la présence participent à la guérison.

Se former au Reiki : un chemin accessible à tous

Pratique ouverte à tous, le Reiki se transmet par un processus d’initiation énergétique au cours d’ateliers ou de stages animés par des maîtres enseignants.
La formation, structurée en plusieurs niveaux (Reiki I, II, III, puis maîtrise), permet d’expérimenter progressivement la pratique sur soi, puis sur autrui.
Beaucoup s’y forment d’abord pour leur équilibre personnel, tandis que d’autres découvrent qu’ils peuvent, à leur tour, proposer le Reiki comme activité complémentaire, dans un cadre respectueux et éthique.
Le parcours complet invite moins à “apprendre une technique” qu’à développer une posture intérieure d’ouverture, de confiance et d’écoute du vivant.

Où trouver un praticien ou un enseignant Reiki ?

De nombreux praticiens exercent aujourd’hui en cabinet privé, en association ou en centre de bien-être. L’une d’entre elles vous est présentée à la suite de l’article.
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la pratique, il est recommandé de s’adresser à des professionnels formés dans une lignée claire (Usui, Karuna®, etc.) et de vérifier leur éthique ainsi que leur affiliation à une fédération reconnue.
Les lecteurs peuvent consulter une sélection de praticiens de confiance sur annuaire.etreplus.be, où figurent également plusieurs enseignants et centres de formation en Belgique et en France.

Témoignage « Quand je pratique, je sens un courant doux et intelligent. Ce n’est pas moi qui soigne. Je sens un flux, une chaleur, une guidance subtile.
Parfois les patients pleurent, parfois ils dorment. Ce que je vois, c’est un retour à la paix intérieure. »
— Isabelle, maître Reiki

La guérison comme expérience d’unité

Le Reiki ne s’oppose pas à la médecine, il la complète sur un autre plan : celui du sens et de la relation.
À une époque où la santé se mesure en chiffres, il rappelle que le soin peut être un acte d’amour et de conscience.
Qu’on y voie énergie, prière ou intention, le Reiki invite à renouer avec une évidence : la vie circule à travers nous, avant même que nous cherchions à la comprendre.

Le Reiki ne se substitue en aucun cas à un traitement médical et ne dispense pas de l’avis d’un professionnel de santé.

Rédaction Être Plus

Sources et références

  1. Hyakuten Inamoto, The Spirit of Reiki, Kyoto, Komyo Reiki Kai, 2002.

  2. Miles P., True G., Reiki – A Comprehensive Guide, Tarcher/Penguin, 2006.

  3. Usui M., Reiki Ryoho Hikkei (Manuel originel du Reiki), Japon, 1923.

  4. Petter F.A., The Original Reiki Handbook of Dr. Mikao Usui, Lotus Press, 1999.

  5. Kaptchuk T., The Web That Has No Weaver, McGraw-Hill, 2000.

  6. Davidson R., Lutz A., Meditation and the Neuroscience of Consciousness, Oxford Univ. Press, 2008.

  7. Baldwin A.L. et al., Effects of Reiki on Pain, Anxiety and Blood Pressure, Journal of Alternative and Complementary Medicine, 2013.

  8. INSERM, État des lieux des thérapies complémentaires, Paris, 2021.

  9. Haute Autorité de Santé (HAS), Rapport sur les approches complémentaires corps-esprit, 2020.

Tags: énergie vitale, Mikao Usui, Reiki, soin énergétique, thérapie complémentaire

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